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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 17:28

 

 

 La complainte du gobelin (Goublin)

Sur vertes collines, landes et pommiers

tu as usé et essuyé tant de souliers.

Non  ce n’est pas tant que ce gris ciel te chagrine :

tu veux que vapeurs de cidre poiré te goublinent.

Il se loge dans ta demeure, ton intérieur,

sa goule tu aimerais loger avec heur.

Bestiau, géant ou lutin, il est rusé à t ‘en saouler,

quand tu le chasses il part dans l’âtre se couler

Il vogue ainsi dans les cavités quand tu dors

tu ne pipes aucun mot dans ce château d’or

Si tu l’aides de ton âme et  corps

 il te situera sa planque à trésor.

Telle promesse gobe l’un

se voulant bien  malin.

Autre part l’herbe se fait moins verdoyante ?

Par Benoit Rêveur

PS ; le « château de la pipe d’or » est une vieille légende mettant en scène des diablotins relativement « gobelinoïdes » se baladant par la cheminée d’un château médiéval (cf mon vieil article blog  de l’automne 2009 sur le thème du gobelin/goublin , créature connue pour aimer se métamorphoser en divers êtres afin de mieux duper les gens).

PS2 : la « goule » est un terme présent entre autres dans la légende de la « gar-goule «  qui donna ensuite la fameuse « gargouille » (cf mon vieil article blog sur la gargouille). L’expression « loger la goule/gueule à quelqu’un « ‘signifie habituellement « lui casser la figure ».  « Goubliner » est un verbe ancien que j’ai appris en découvrant la surprenante richesse linguistique, lexicale et thématique du répertoire de la conteuse Hélène Louis Servais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 17:11

 

 

 

Par delà les vertes haies des près,

l’horizon chaussant gargantua le légendaire,

toutes terres plantées de joyeux pommiers,

la roche brûlée ouvre sa bouche des enfers

là se cachait le dragon, force vile,

d’yeux innocents face aux périls,

après un déluge de fer et de feu

tristan fut rejoint par yseut

lavés par le magma de mystérieux souterrain,

est ce là qu’ils trouvèrent le trésor enfin ? 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:22

 

 

Balade du corsaire

La vague fracassant le navire,

S’abîme sur la tour rocheuse,

Les blancs cieux ventent, et le sable dort,

 Cri que d’Aveugle tentative naufrageuse,

Il transperce ce cap,

 avec gravité planant

Sur le village englouti

Hurlant tel priape

Ce gouffre aux plaintes damnées

Auquel Neptune vient se donner

Le 09/05/2011   à 01H44

PS : un vieil article pour la circonstance   http://benoitreveur.over-blog.com/article-35727666.html…)

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 17:19

 

 

 

 

Le chemin du serpent  (titre)

 

 

 

Il avance, lent et ondulant,

un sifflement indolent,

Dans cette vallée aux étroits méandres

Il t’entraîne et te guette, froid comme la pierre, 

Tu ne le vois pas ramper et marcher sous tes pas, 

Laissant deviner le roc de son château de lierre,

 

Toi qui la nuit songes à le pourfendre,

En un éclair sa bouche te donnerait  le trépas,

Et si d’aventure tu ne le croises pas,

Tu le piétineras de ta démarche altière

 

Tu l’apercevra dans le vert,

Dans ton pays de Maupassant

Tu le fixera comme lui, tes désirs,

Toi qui craches un souffle ardent,

Sont comme ses envies, à lui

Qui rampe et siffle pour sa vie.

 

Dompteras-tu la colline fière ?

 

 

 

PS: Je l'ai écrit dans la nuit du 01 au 02 décémbre 2010, je pensais y modifier certaines choses avant publication, mais finalement, par flemme hivernale,  je vous le livre tel quel.

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 01:56



                              

A l’instar de l’éternel et brûlant phénix

Il remonte le torrent tourbeux du Styx

abyssaux enfers l’ayant vu descendre,

Puis lentement renaître des cendres.

 

Sorti de cette caverne, il s’éveille

l’aurore consume avec son soleil

ses yeux mirant Hélios et son char

voguant sur la terre , il est  tard

 

Un autre jour commence

on le nomme renaissance

 


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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 16:42




     

Ce poème ci-dessous :

 

Un voyage à Cythère

Mon coeur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux
Et planait librement à l'entour des cordages ;
Le navire roulait sous un ciel sans nuages,
Comme un ange enivré d'un soleil radieux.

Quelle est cette île triste et noire ? - C'est Cythère,
Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons,
Eldorado banal de tous les vieux garçons.
Regardez, après tout, c'est une pauvre terre.

- Ile des doux secrets et des fêtes du coeur !
De l'antique Vénus le superbe fantôme
Au-dessus de tes mers plane comme un arôme,
Et charge les esprits d'amour et de langueur.

Belle île aux myrtes verts, pleine de fleurs écloses,
Vénérée à jamais par toute nation,
Où les soupirs des coeurs en adoration
Roulent comme l'encens sur un jardin de roses

Ou le roucoulement éternel d'un ramier !
- Cythère n'était plus qu'un terrain des plus maigres,
Un désert rocailleux troublé par des cris aigres.
J'entrevoyais pourtant un objet singulier !

Ce n'était pas un temple aux ombres bocagères,
Où la jeune prêtresse, amoureuse des fleurs,
Allait, le corps brûlé de secrètes chaleurs,
Entre-bâillant sa robe aux brises passagères ;

Mais voilà qu'en rasant la côte d'assez près
Pour troubler les oiseaux avec nos voiles blanches,
Nous vîmes que c'était un gibet à trois branches,
Du ciel se détachant en noir, comme un cyprès.

De féroces oiseaux perchés sur leur pâture
Détruisaient avec rage un pendu déjà mûr,
Chacun plantant, comme un outil, son bec impur
Dans tous les coins saignants de cette pourriture ;

Les yeux étaient deux trous, et du ventre effondré
Les intestins pesants lui coulaient sur les cuisses,
Et ses bourreaux, gorgés de hideuses délices,
L'avaient à coups de bec absolument châtré.

Sous les pieds, un troupeau de jaloux quadrupèdes,
Le museau relevé, tournoyait et rôdait ;
Une plus grande bête au milieu s'agitait
Comme un exécuteur entouré de ses aides.

Habitant de Cythère, enfant d'un ciel si beau,
Silencieusement tu souffrais ces insultes
En expiation de tes infâmes cultes
Et des péchés qui t'ont interdit le tombeau.

Ridicule pendu, tes douleurs sont les miennes !
Je sentis, à l'aspect de tes membres flottants,
Comme un vomissement, remonter vers mes dents
Le long fleuve de fiel des douleurs anciennes ;

Devant toi, pauvre diable au souvenir si cher,
J'ai senti tous les becs et toutes les mâchoires
Des corbeaux lancinants et des panthères noires
Qui jadis aimaient tant à triturer ma chair.

- Le ciel était charmant, la mer était unie ;
Pour moi tout était noir et sanglant désormais,
Hélas ! et j'avais, comme en un suaire épais,
Le coeur enseveli dans cette allégorie.

Dans ton île, ô Vénus ! je n'ai trouvé debout
Qu'un gibet symbolique où pendait mon image...
- Ah ! Seigneur ! donnez-moi la force et le courage
De contempler mon coeur et mon corps sans dégoût !

CHARLES BAUDELAIRE

 

 

PS :

UN GRAND MOMENT (SOUVENIR) :

 

à la fac un jour le prof évoque ce poème. Il demande à un élève n’ayant manifestement pas compris ou écouté : « et vous monsieur machin vous l’avez fait votre voyage à cythère ? » (avec un petit sourire en coin)

Et l’élève a répondu « euh je sais pas , je m’y suis peut être arrété vite fait une fois en rentrant de vacances, mais je suis pas sur, je vois pas trop dans quel coin ça se trouve votre ville »

 

Et là évidemment éclat de rire général dans la salle -)

 

 

 

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 21:04


           

Au bal d’Eros et de Thanatos

 

Au bal d’éros et de thanatos

Le pathos remémore le tétanos

jusqu'à ….en inonder les os

cet effet fourbe, c’est…. ça l’eau.

 

Et même un docte et placide centaure

Y égare parfois torrentueusement son âme

 Egalant l’ardent et querelleur minotaure

 

Ecartelé et roué dans le fracas des lames,

ces si douloureuses ornières du dédale

 

dans ces strates aux contrées abyssales

le voyageur finit par clamer « terre » :

il est enfin en vue d’un pays de Cythère.   

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 12:14

 

Rassurez vous,  ce sujet ne parle pas de la capricieuse Brenda se prenant la tête avec son Dylan minaudeur faussement « détaché /mystérieux »….(diantre que je haissais et hais toujours cette série « politiquement correcte » qui me semblait faire l’apologie des « winners »), non :

 

Voici, au contraire une traduction du poème le plus connu de Dylan Thomas (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dylan_Thomas)

 

Cette traduction n’est pas la traduction francophone la plus connue mais je vous la livre tout de même ci-dessous :

 

Et la mort ne l’emportera pas.

Les trépassés nus s’uniront,

A l’homme dans le vent et sous la lune du couchant ;

Lorsque leurs os seront déchiquetés, blanchis et une fois immaculés s’en iront en poussière,

Leurs coudes et pieds seront constellés ;

Même si la folie les emporte ils deviendront lucides,

Même en se noyant dans la mer ils referont surface,

Puissent les amants se perdre, l’amour restera ;

Et la mort ne l’emportera pas.

 

Et la mort ne l’emportera pas.

Sous les méandres de la mer

Longuement allongés ils ne périront pas sous les flots ;

Tournant sur les chevalets  quand les tendons cèdent,

Mis en roue, ils ne se briseront pourtant pas ;

La foi en leurs mains ne se brisera pas en deux,

Et les maux des licornes les transpercent ;

Brisés, tout s’arrête, ils ne succomberont pas ;

Et la mort ne l’emportera pas.

 

Et la mort  ne l’emportera pas.

Les gémissements des mouettes ne perceront plus leurs oreilles

Ni le fracas des vagues sur le rivage ;

Là où une fleur poussa elle ne dresse plus

Sa tête vers les coups portés par la pluie ;

Puissent-ils être fous et perdre la vie,

Leurs têtes martèleront le sol jonché de pâquerettes ;

Surgissant au soleil avant que le jour ne s’achève,

Et la mort ne l’emportera pas.

 

 

 

Le texte original « and death shall have no dominion «  de Dylan Thomas, ici (voir aussi annexe)

 

And death shall have no dominion.

Dead men naked they shall be one

With the man in the wind and the west moon;

When their bones are picked clean and the clean bones gone,

They shall have stars at elbow and foot;

Though they go mad they shall be sane,

Though they sink through the sea they shall rise again;

Though lovers be lost love shall not;

And death shall have no dominion.

And death shall have no dominion.

Under the windings of the sea

They lying long shall not die windily;

Twisting on racks when sinews give way,

Strapped to a wheel, yet they shall not break;

Faith in their hands shall snap in two,

And the unicorn evils run them through;

Split all ends up they shan't crack;

And death shall have no dominion.

And death shall have no dominion.

No more may gulls cry at their ears

Or waves break loud on the seashores;

Where blew a flower may a flower no more

Lift its head to the blows of the rain;

Though they be mad and dead as nails,

Heads of the characters hammer through daisies;

Break in the sun till the sun breaks down,

And death shall have no dominion.

 

Par Dylan Thomas

 

 

 

 

Une autre version francophone de ce poème, la plus connue, sous le titre "et la mort n'aura pas d'empire"  (je vous laisse googeliser...)

 

 

 

NB: Si j’ai fait cette traduction là du poème c’est pas pour me la raconter, mais juste parcequ’on m’avait demandé de le faire (et donc parceque j'avais pas eu le choix). Cela étant, je trouve que ça a peu d’intérêt de traduire un poème : outre l’intérêt de compréhension pour les gens ne parlant pas la langue VO , certes, il y a tout un tas d’effet et de sens qui se perdent si on s’amuse à traduire un poème…

 

Cela dit, libre à vous de comparer ou non cette traduction francophone avec la traduction francophone la plus répandue (à vous aussi d’en juger si oui ou non telle ou telle version francophone zappe ou non des élements de la VO)

 

Prochainement sur le blog : un sujet traitant d’encore une autre légende….

 

Bonne journée/soirée et merci du temps passé sur ce blog.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 18:47


Je vous propose ce petit poème:

Légende de la bise

 

Par tous vents et ans,

on festoie avec le Méchant et l’Avenant

a l’arrière de la galère,

nos muses et satyres se livrent fète et guerre,

mais à l’arrière front, les infirmes qui savent voir

s’émerveilleront du ballet des miroirs

y conviant à la même table leurs amis,

leurs compagnons d’un jour,

 leurs vestales et satyres, compagnons de toujours.

 

 

D’y penser j’ avais le cœur chaud,

Le Rhin derriére nous à Hogena,

Mais passent les ans, passent les ports et les équipages

On navigue dans l’espace temps et son sillage,

Seul dans un blizzard ardent,

Entouré d’un équipage pour  canicule tapissant

ses traits mordants derrière le couchant

la nuit, le jour froids ou brûlants,

la mer dans son labyrinthe nous fourvoyant

et avec le fil de ses tempêtes et de sa jolie croisière nous guidant,

 dans ces aventures nous accompagnant,

 

On croise parfois de ses navires imposants,

coulant sous le poids de leur butin imposant

ils possèdent les miroirs et les modèles s’y posant…

dans leur cale une foule de diamants pesants…

mais nul de leur  a parlé du secret de leur danse,

de leur chant houleux mêlés à une grande bienfaisaisance

 

Et nous avec notre embarcation de toujours,

sommes heureux d’aller à travers le festival de son vent, de son  soleil et de ses marées,

car à ce ballet nous avons déjà été conviés…

et nous organiserons celui de l’an présent.

heureux non de pouvoir le conter, mais de le  savourer et le vivre en son temps.



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