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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 22:19



    

     Le conte traditionnel qui va suivre est la version provençale/alpillaise/camarguaise de « Jean  de l’ours » 

Cette histoire plaira sans doute aux fans de contes, aux fans de « donjons et dragons »,  aux fans d’Hercule, Samson, ou autre personnage à la force surhumaine.

Parfois ce conte est nommé « xan de l’Ours ». il s’agit en fait d’un conte type que l’on retrouve dans diverses régions.



 

PARTIE 1 : L’ENFANCE D’UN SURHOMME

Il était une fois dans le Vaucluse une femme prénommée Orsanne. La pauvreté existait déjà à son époque : Orsanne était toujours pauvrement vêtue, elle survivait en vendant les fruits qu’elles Cueillait dans les forêts.

Mais manque de chance pour elle, vint un jour où, s’enfonçant dans un bois, elle marcha par mégarde sur une herbe magique qui lui fit perdre la mémoire de son chemin : elle avait piétiné cette herbe du pied gauche, et elle ne connaissait pas le coup des treize pas de l’autre pieds que la légende prétend être annulateur de sort.

 

Perdue dans la pinède, elle tomba soudain nez à nez avec un ours qui se mit à parler : « tu peux rester vivre avec moi dans ma grotte, je te donnerai à manger, mais tu ne dois pas parler » lui dit cet ours.

Elle resta vivre selon certaines versions un an , et selon d’autres de nombreuses années dans la grotte avec cet ours qui la nourrissait et lui tenait chaud.

Toujours est –il qu’un an après son  arrivée dans la grotte elle mit au monde un bel enfant très grand et très fort qu’elle eut avec cet ours, elle le prénomma son fils Jean.

A la différence du  désormais célèbre et américano-cimmérien Conan qui obtint son corps de barbare puissamment musclé en tournant la roue quand il était esclave, le vauclusien Jean de l’ours quant à lui se forgeait de jour en jour une musculature puissante en jouant et chahutant avec les jeunes loups et les marcassins  : il les battait à chaque fois. De plus, Jean connaissait la forêt et ses chemins comme sa poche, il ne leur fut donc pas difficile à lui et à sa mère de quitter cette grotte pour retourner vivre dans le village.

 

Certaines versions expliquent qu’un jour de son enfance en milieu forestier sauvage, Jean aurait soulevé à bout de bras un énorme rocher de plusieurs mètres cubes, puis l’aurait lancé au loin tel un ballon. Le rocher serait ainsi venu servir de porte pour boucher l’entrée de la fameuse grotte de l »’ours….Jean de l’Ours se faisait ses premières séances de muculation en soulevant cet énorme rocher, Alors, Jean de l’Ours, plus balèze que Conan le barbare ?

 

Mais cette période de vie forestière prit fin. Certaines versions de ce conte de la région PACA affirment que l’ours était très dirigiste et tyrannique et que Jean et sa mère fuirent après un conflit les ayant opposé à l’ours.

Quand ils regagnèrent le village de Vaucluse, Jean avait douze ans.

Sa mère le fit aller à l’école, mais son gabarit hors normes ( et selon certaines versions sa forte pilosité qui aurait  fait faire fortune à un barbier) lui attiraient les moqueries des autres enfants de la classe, jean les frappa afin de se faire respecter. Apostrophé par le maître d’école, Jean assomma son instituteur en un coup. Il fut donc arrété par les gendarmes qui le mirent en prison.

Sa mère désespérée alla le voir dans sa geôle : Jean lui dit de se rassurer et que tout allait bien se passer. Jean tint sa promesse, c’est peu de le dire : quelques heures plus tard, le gardien de prison s’étant absenté, Jean fit preuve de sa force herculéenne en arrachant en un seul geste et  à bout de bras la grosse  porte métallique de sa cellule.

 

Bien qu’il s’agisse sans doute de sa crise d’adolescence, on voit ici que le Jean de l’Ours de la région PACA était bien plus rebelle que le Jean de l’ours languedocien…Le Jean de l »Ours Langudeocien était très chrétien, il combattait des créatures dans la mer en chevauchant un énorme poisson (Si je me souviens bien ce qui est expliqué à ce sujet dans « contes légendes et récits des pays de France » tome3 par Claude Seignolle).

 L’évasion de Jean réussie, sa mère lui dit que si il voulait, il pouvait partir à l’aventure ou bon lui semblait , le jugeant un peu  plus mature qu’à l’époque de la mésaventaure scolaire.

C’est alors que sur son chemin, il rencontra un forgeron.

Jean voulait suivre une formation d’apprenti chez ce  forgeron.

Les choses « commencèrent bien », puisque Jean commença par briser l’enclume en un seul coup.

 

 

Premières rencontres

 

Jean de l’ours était content d’être désormais apprenti chez un forgeron. Ce dernier était sans doute moins enthousiaste en raison du matériel que Jean cassait régulièrement, sans jamais le faire volontairement. Jean ne se rendait pas vraiment compte de sa grande force, et c’était bien là le problème pour ce surhomme précoce. Mais son patron n’osait pas le virer car il craignait l’imposant Jean. On ne comptait plus les enclumes, marteaux et autres morceaux métalliques que jean brisait.

Un jour le forgeron dit à jean qu’il en savait maintenant suffisamment pour pouvoir aller voler de ses propres ailes. Lors de cette séparation en bons termes, Jean demanda une faveur : pouvoir récupérer tous les matériaux qu’il avait cassés, ce qui lui fut accordé.

Avec tous ces métaux Jean forgea une barre de fer qui lui servirait de bâton et de massue .     (La mythique massue d’Hercule n’est sans doute pas loin……).

 L’arme conçue par Jean faisait le même diamètre qu’une poutre et pesait plus de cinq quintaux.

Sa poutre de fer fièrement posée sur l’épaule, Jean de l’ours fit ses adieux aux forgeron et partit en direction de Marseille.

 

A la tombée de la nuit, alors que Jean se reposait sur un talus, il aperçut au loin de grosses pierres faire du rase-mottes. Il vit aussi une meule de moulinier. Il descendait dans la vallée pour voir de plus près. Jean de l’ours découvrit un homme en train de jouer à une sorte de Polo ou Hockey : les énormes pierres servant de palets.

-« Superbe jeu, comment te nommes tu ? » demanda Jean

-« Deferre Moulin «  répondit ce pratiquant d’un jeu si géant.

-« alors toi tu me plais bien, veux tu venir avec moi ? » répondit Jean

-« avec plaisir » répondit sans hésiter son nouveau compagnon.

 

Le lendemain ils croisèrent dans une futaie un homme qui abattait  les hêtres et les chênes avec une faucille, et les amassait en de gros fagots.

Cela plut à Jean de l’ours qui se disait sûrement qu’avec cette homme ils formeraient un superbe trio de « grosbills » (atout non négligeable pour mener une vie d’aventurier). Il lança :

-« quel est ton nom ? »

-« Je me nomme Tord Chêne » répondit ce bûcheron si particulier

-          « veux tu devenir notre compagnon de route ? » demanda Jean

-          « avec plaisir »  répondit Tord Chêne

 

Le soir les trois compagnons arrivèrent au pied d’une montagne servant de socle à un château qui était illuminé.

Il virent non loin d’eux  une vieille femme qui gardait sa cabre( = chèvre), ils lui demandèrent qui était le propriétaire de ce mystérieux château.

« Surtout n’y allez pas ! Toutes les personnes qui y sont allées n’en sont jamais revenues » leur indiqua la vieille femme, parlant sans doute par expérience, mais aussi vraisemblablement magicienne ou devineresse.

 

Mais ce mystère alimenta le goût que jean nourrissait pour le défi et l’aventure. Il encouragea Tord Chêne et Deferre Moulin à l’y accompagner.

Aussitôt dit aussitôt fait : nos trois compères escaladèrent la montagne. Arrivés au sommet ils constatèrent que la porte du château était ouverte, quelqu’un les attendrait-il ? Mystère….

 

Ils visitèrent ainsi le château, découvrant des vastes pièces éclairées, désertes et ornées d’un mobilier de luxe.

 

Jean décida d’y élire domicile. Ils prirent un repos bien mérité. Quand ils se réveillèrent, ils décidèrent de mettre en place un roulement pour aller chercher du gibier et préparer la cuisine. Le premier à être désigné cuisinier du jour fut Deferre Moulin. Jean et Tord Chêne partirent ensemble à la chasse en vue d’alimenter la cuisine.

 

Deferre Moulin livré à lui-même dans ce château, fut intrigué par un cor qui ornait la cheminée.

Il souffla dedans et aussitôt se fit un vacarme dans la cheminée, laissant apparaître une créature de petite taille, musclée et selon les versions à tête de chat et selon d’autres à tête de musaraigne (dans ce cas la ce serait une sorte de Mickey Mouse bodybuildé mais de la taille d’un gnome).

Deferre Moulin lui demanda ce qu’elle voulait

« de la soupe » répondit-elle.

« va t’en vermine ou je t’écrabouille » riposta Deferre Moulin

-« prends garde »  avertit la petite créature  qui brandissait une canne-baguette. Elle s’élança sur Deferre Moulin , et agile, le roua de coups sans qu’il eut le temps de comprendre. Cette volée de coups mit K.O en quelques secondes un Deferre Moulin qui n’avait pas eu le temps de se servir de sa force de lanceur de grosses pierres….

 

Jean et Tord Chêne revinrent au château , découvrant Deferre Moulin qui s’était manifestement pris une taule et était encore allongé au sol.

Pîqué dans sa fierté, Deferre Moulin déclara : » je vous avais préparé une bonne soupe pour votre retour, mais un énorme géant est arrivé et m’a roué de coups en volant ma soupe. « 

 

Le lendemain, Jean de l’Ours et Deferre Moulin quittèrent ensemble la forteresse pour aller à la chasse. Tord Chêne seul dans le château rencontra lui aussi la mystérieuse et minuscule créature, même scénario que pour son compagnon de la veille, Tord Chêne se prend une raclée qui le laisse sur le carreau.

Lors du retour de Jean et Deferre Moulin, Tord Chêne encore groggy et amoché dit lui aussi avoir été frappé par un géant qui lui a volé sa soupe.

 

Deferre Moulin riait intérieurement car il avait compris que Tord chêne s’était lui aussi fait battre par le gnome, la dextérité et la force de Tord Chêne n’ayant rien pu faire face à ce minuscule Hercule à tête de chat (ou de musaraigne) qui était une vraie machine à distribuer les coups de baguette.

 

Jean de l’ours se porta d’office volontaire pour être le cuisinier du lendemain, afin d’attendre de pied ferme ce mystérieux visiteur aimant la soupe.

 

Le lendemain Jean préparait tranquillement la soupe, quand il sonna le cor et découvrit ainsi la mystérieuse et minuscule créature. Jean frappa immédiatement la petite créature, mais elle était agile, rapide, elle évitait les coups de Jean.

Alors commença un combat acharné dans un déluge de poutres et baguettes métalliques qui frappaient en dégageant des étincelles. Le petit gnome bastonnait hargneusement le surhomme qui se prenait de nombreux et puissants coups de baguette sur la tête. Mais Jean de l’ours serrait les dents et s’accrochait, ayant compris que sa force ne suffisant pas, son courage lui permettrait peut être de tenir le coup…. Après un combat acharné , Jean réussit à applatir la créature comme une crêpe en rassemblant toutes ses forces pour lui administrer un coup de sa gigantesque poutre de fer.

C’est alors que la créature à tête de chat (ou de musaraigne) demanda grâce et dit » « si tu m’épargnes je te révélerai le secret du château maudit » (selon les versions c’est un gnome à tête de musaraigne, ou encore un nain ou un gnome à tête de chat).

 Le petit gnome à tête de musaraigne expliqua à Jean que sous une dalle scellée au fond de la cuisine se trouvait l’entrée d’un souterrain dans les profondeurs du château au fond duquel une princesse serait retenue prisonnière (et oui encore un conte avec une princesse à délivrer…). 

 

Puis le petit gnome s’enfuit par la cheminée pendant que

Jean, Tord chêne et Deferre Moulin enlevèrent le gros bloc de pierre qui était effectivement scellé. Ils découvrirent alors un grand trou qui s’offrait à eux, comme un puits sans fond.

Ils décident d’aller explorer ces profondeurs obscures et pour cela se munirent de cordes pour descendre en rappel. Ce fut d’abord le tour de Tord Chêne de descendre, pendant que Jean et Deferre Moulin lui tenaient la corde. Mais assez vite, tord Chêne fut effrayé et supplia qu’on le remonte, chose que firent ses deux compères. Ce fut ensuite au tour de Deferre Moulin de descendre au rappel , mais lui non plus ne parvint pas à aller au fond de cet insondable gouffre, il s’effraya et supplia qu’on le remonte.

Enfin ce fut  au tour de Jean de descendre. Jean de l’ours prit pour cela beaucoup de corde, arrivé à près de 3000 mètres de profondeur il demanda a ses deux complices de lui lâcher encore un peu de corde car il restait encore du fond à descendre. Jean de l’ours finit par toucher terre.

 

 Le voilà au milieu de l’obscurité, il aperçut au loin une lumière, il s’en approcha et découvrit une immensité blanche dont les contours devenaient de plus en plus nets à leur approche : des tas d’ossements empilés formés par des squelettes portant encore leurs armures et boucliers brisées. Non loin se tenait une statue massive représentant un chien. Jean de l’ours regardait ces innombrables guerriers qui avaient péri dans les épreuves de ces souterrains du château, quand soudain la statue prit vie, ce chien de pierre s’approcha alors de Jean et lui lécha les pieds comme pour lui souhaiter bonne chance (et il allait en avoir besoin !)

 

Il se retrouva d’abord à devoir traverser (affronter ? ) un fleuve impétueux   (Hercule qui franchit le Styx ou alors le combat entre Hercule et Achélous ne sont sans doute pas très très loin…… mon sujet sur Achélous icihttp://www.unblogreveur.net/article-36240388.html et quand on sait quels peuples antiques ont habité la Provence, la pure coincidence entre Heraklès/Hercule et Jean de l’ours m’à l’air très peu probable).


Ensuite Jean de l’ours affronta et tua un adversaire bien plus redoutable encore que les loups avec qui il s’était entraîné dans son enfance et que le gnome de la cuisine : il s’agit cette fois d’ un terrible dragon qui crachait du feu. Cette fois Jean s’en sortit visiblement sans égratignure.

Il n’était pas au bout de ses peines car il rencontra ensuite un ignivome à sept têtes…..(vraisemblablement il s’agit d’une sorte d’hydre à sept tête crachant du feu).


Seul dans ce souterrain, Jean de l’ours était aux prises avec ce monstre aux sept têtes. Comprenant qu’il lui serait ardu d’abattre une à une les sept têtes du monstre, Jean de l’ours terrassa le monstre en lui administrant un coup d’estoc à  puissance  maximale en plein ventre (cœur ? ) à l’aide de sa poutre de fer, le coup fut si puissant que le corps du monstre en fut transpercé (alors un superbe coup comme ça, en terme de jeu de rôles ça aurait été direct de la « réussite critique » au jet de dé…)

 

Mais Jean de l’ours avait encore d’autres périls à affronter.

Il se retrouva en effet aux prises face à la mère de tous ces monstres, bien plus terrible que ses enfants : tout de vert,  sa queue était énorme, interminable et constituait une arme parfaite pour mettre à mal le surhomme vauclusien.

Elle enserra puissamment Jean dans sa queue monstrueuse à la peau verte, et elle commençait à l’ entraîner avec elle en s’envolant dans les airs.

La aussi Jean , ayant sans doute tiré des leçons de son combat face à la bête aux sept têtes, reproduisit ce coup qui avait si bien marché : il rassembla ses forces et son courage (car écrasé peu à peu par le puissant appendice caudal du monstre qui le tenait) et lui donna un coup très puissant avec la pointe de sa gigantesque poutre de fer : le ventre ( et l’assurance ? ) du monstre se dégonfla comme une baudruche, mais le corps transpercé continuait de plus belle sa  folle ascension dans les airs, entraînant ainsi Jean de l’ours avec elle.

A l’aide d’un couteau Jean trancha la queue du monstre, il retomba à terre, sauvé.

 

Il atterrit ainsi tout près d’une petite maison d’où provenait une agréable voix : celle de la princesse.

 

Ne trouvant aucune entrée dans ce bâtiment, jean prit la queue/fouet qu’il avait sectionné  sur le monstre et frappa avec sur la maison (comme on l’aurait fait avec un fouet). Cela fit accourir le petit gnome à tête de musaraigne/ou de chat ( cf épisode de la cuisine dans les parties précédentes du conte….) ce dernier rentra alors d’un seul coup dans la maison par un petit trou.

 

Jean frappa alors trois fois de toutes ses forces la porte close avec son énorme bâton de fer, dans un déluge de fer et d’étincelles, la porte vola en éclats. Quelle ne fut pas la surprise de Jean : il était désormais au début d’un couloir dans lequel il s’enfonça pour ensuite tomber nez à nez avec un chat gros comme un bœuf . Jean crut en  venir à bout grâce à son énorme poutre de fer , mais l’énorme félin ne bronchait pas sous les coups du surhomme, il encaissait ( en lui rigolant au nez? ).

C’est alors que Jean eut une idée : il vit que le petit et méchant gnome gisait sur le sol, sa petite baguette se trouvait à terre près de lui,  Jean s’empara de la baguette (avait elle des pouvoirs magiques cette baguette qui lui avait donné auparavant de si cuisants coups ???)

A l’aide de cette baguette,  Jean prouva une fois de plus l’efficacité de son fameux coup d’estoc, il vint ainsi à bout du chat géant.

C’est alors que la princesse sortit de sa chambre et sauta dans les bras de Jean de l’ours, son libérateur.

 

Il leur fallait maintenant quitter le souterrain , il empruntèrent la corde tendue par ses complices pour remonter, Tord Chêne et Deferre Moulin hissèrent ainsi la princesse à la surface , saine et sauve.

Mais les traîtres avaient décidé de faire un mauvais coup : ils lâchèrent la corde et firent tomber un rocher au fond du trou. Jean de l’ours, notre héros surhumain se retrouvait coincé, pris au piège de ce gouffre de plus de 300 mètres de fond.

 

Cette trahison surprit peu Jean de l’ours. Il se mit à réfléchir à une solution pour s’échapper du souterrain…..

C’est alors que contemplant les cadavres des guerriers aux armures brisées ( CF partie 3) dont il risquait de faire bientôt partie, il lança par hasard son regard vers le chien de pierre. L’animal de pierre vint vers Jean, lui lécha à nouveau les pieds et lui dit : « tu sais tu as déjà volé une fois, pourquoi ne recommences tu pas ? »

Euréka !!!!

Jean saisit la queue tranchée sur la femme dragon mère des monstres, il posa son postérieur sur cet appendice comme il serait monté sur un cheval et effectivement il s’envola…. Il atterrit sain et sauf à l’entrée de la cheminée du château si mystérieux. Evidemment Tord Chêne et Deferre Moulin, les deux gredins , n’étaient plus la : ils avaient pris avec eux la princesse dont ils cherchaient à se partager les faveurs.

 

Le jour des noces qui allaient unir la princesse avec les deux gredins venait d’ arriver : ces traîtres avaient réussi à faire croire au roi que c’était eux qui avaient sauvé la princesse (et tout le monde croyait que Jean de l’ours, ce surhomme fils d’Orsanne et d’un ours,  était mort).

 

La fête était à son apogée, les boissons coulaient à flots et les mets somptueux se succédaient lors de ce royal repas de noces.

Pendant ce temps Jean de l’ours, chevauchant la queue verte de la femme dragon, survolait le château royal. Bien que couvert de sang, de poussière et de sueur, Jean de l’ours entra dans la salle de réception ; il alla directement vers la table du roi. La princesse le reconnut aussitôt et expliqua que cet homme ours ensanglanté hirsute et épuisé était son véritable sauveur….

Le roi déclara alors que ce serait lui qui épouserait la princesse….

Les deux traîtres que furent Tord Chène et Deferre Moulin prirent alors immédiatement la poudre d’escampette sans demander leur reste, on ne les revit jamais dans le pays….

 

Jean  vécut longtemps et heureux avec son épouse la princesse

 

FIN DU CONTE

Sources

 Wikipédia

« contes et légendes des pays de France «  tome 3 (Claude Seignolle)

 

« contes et légendes de Provence «  (Nicole Lazzarini)

 

 

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Published by Benoitreveur - dans Contes
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commentaires

Nilumel 05/12/2009 14:07


Très joli conte! J'ai beaucoup aimé ce chien qui aide Jean de l'ours.


Benoitreveur 05/12/2009 15:17


ah merci, oui c'est vrai que sans le chien ça aurait manqué de mascotte


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